A Maya predictive model
A study on the use of Geographic Information Systems in a multi-scale archaeological project
Previous page Table of content Next page

C. Propagation of the sites and improvement of the probabilities

Les densités de population sont tout d'abord calculées au niveau des transects. La formule communément utilisée (Turner, 1990, cité dans Lutz et al. 2000)⁠ est la suivante :

Population(t) = StructuresOccupées(t) * HabitantsParStructure(t)

avec :

StructuresOccupées(t) = Structures * Proportion(t) * Occupation(t) * Usage(t)

Proportion(t) étant le nombre de structures datant de la période étudiée, Occupation(t) le pourcentage d'occupation de ces structures durant cette période, Usage(t) le pourcentage de structures occupées réellement utilisées.

Dans le cadre de cette étude, le facteur Proportion(t) * Occupation(t) est estimé par le docteur Anabel Ford à 95% pour la fin de la période classique (800-900 ap. JC). L'Illustration 18: répartition des sites par rang indique que le terme Usage(t) vaut 59%, soit la proportion de sites de rang différent de zéro, en gardant à l'esprit que les unités prises en compte sont constituées d'ensembles de structures appartenant à une même famille.

Le nombre d'habitants par unité résidentielle occupée vaut 5.6, valeur communément utilisée (Lutz et al. 2000)⁠. Cela donne comme formule pour notre étude :

Population(late classic) = 95% * NombreSites(rang>0) * 5,6

Les résultats apparaissent dans l'annexe précédemment citée, et la table 6 donne les valeurs pour l'intégralité de la zone pour les unités résidentielles occupées (URO).

Totalité de la zone d'étude
ClasseUROSuperficie (km2)PopulationDensité% population% de la zone
10311.8144000%24%
24 809418.949226 92864.2815%33%
31 81374.542810 154136.216%6%
47 681226.033243 012190.2924%18%
517 924257.2036100 374390.2556%20%
Total32 2261 288.5432180 468140.06100%100%
Table 6 : propagation de la population à la zone étudiée

Avant d'étudier plus précisément ces chiffres, une représentation des sites permet de visualiser la répartition en terme d'occupation du terrain. Le modèle conçu pour la propagation des sites utilise la fonction « Create Random Points » d'ArcGis, et une distance minimale de 40 m entre deux structures est imposée, valeur choisie en prenant en compte les diamètres disponibles dans la table attributaire des sites connus afin d'éviter tout chevauchement. L'Annexe 20 : modèle de propagation des sites (première version) fait bien apparaître les formes d'occupation issues des classes de probabilités.

Illustration 21: attractivité sociale

La question de l'uniformité de la répartition des unités résidentielles sur les grandes surfaces se pose alors, le modèle actuel ne prenant en compte que des critères purement environnementaux. Dans le cadre d'un projet archéologique, les paramètres sociaux sont également à considérer, et améliorer le modèle passe par cela (Gaffney et al. 1996)⁠. Le facteur d'attractivité des zones à forte population peut se déduire de tampons appliqués autour de celles-ci (voir Illustration 21, du rouge au vert selon l'éloignement aux zones les plus peuplées), le but étant de modéliser le fait qu'une zone de faible probabilité entourée de zones à fortes densités sera plus attractive qu'une autre de la même classe mais située loin des centres de vie sociale.

Les poids correspondant à ce nouveau paramètre sont calculés comme précédemment par la méthode des Weights of Evidence, et sont présentés ainsi que la nouvelle carte des probabilités en Annexe 21 : poids et probabilités au niveau local (seconde version). Les deux premières classes correspondent aux fortes densités, la troisième à un tampon de 500 m, et la dernière aux distances supérieures à cette valeur. La carte de probabilités résultante comporte plus de classes (27 au lieu de 20) , ce qui permet de différencier les zones avec plus de précision pour une reclassification ultérieure.

css Copyright © 2018 Sébastien Merlet (Sebeto) xhtml