A Maya predictive model
A study on the use of Geographic Information Systems in a multi-scale archaeological project
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II. Presentation of the studied project

A. El Pilar: an ancient Maya center

Illustration 1: Réserve archéologique d'El Pilar

L'histoire des Mayas commence environ 2000 ans avant Jésus Christ, peuple vivant en tribus dispersées, cultivant le maïs et créant de la poterie (Von Hagen 1960)⁠. De 1000 à 300 ans avant Jésus Christ, cette culture se développe, établissant des centres indépendants, notamment dans la région du Petén, en Amérique Centrale, où se situe la zone d'étude du projet considéré. Les cités mayas ainsi que leurs majestueux temples perdurent de -500 à 1000 ap. JC. Après cette date, ce peuple ne créé plus de nouvelles constructions d'importance, et les grandioses cités sont peu à peu abandonnées à la jungle.

Au niveau d'El Pilar (se reporter à la carte ci-dessous), les premiers bâtiments publics sont établis aux alentours de -700, et les constructions continuent pendant plus de seize siècles. L'âge d'or de cette civilisation s'étale de 250 à 900 ap. JC, et alors que 869 ap. JC correspond au dernier monument daté construit à Tikal qui fut la plus importante des cités mayas, la maintenance d'El Pilar continue jusqu'à 1 000 ap. JC.

La région est occupée à nouveau à partir des années 1900 et le site redécouvert, jusqu'à l'établissement de la Réserve Archéologique d'El Pilar en 1990 (Gentle et al. 2000)⁠. Les champs de maïs au sein de celle-ci ont depuis laissé place à une jungle luxuriante, peu à peu repeuplée par les animaux y compris le fameux jaguar, dont la présence d'une femelle et de son petit a été confirmée en mai 2009.

B. A binational parc dedicated to peace and protection of flora and fauna

Bien plus qu'un simple parc archéologique, cette réserve de plus de 2 000 hectares est, de par sa localisation à cheval sur la frontière entre le Bélize et le Guatemala, un véritable pari pour l'avenir puisque des tensions importantes existaient encore récemment entre ces deux pays.

Emplacement d'El Pilar

En plus de sa vocation de parc binational dédié à la paix, El Pilar est également devenu un important lieu de protection de l'environnement, les visiteurs pouvant à loisir admirer la faune et la flore dans un cadre volontairement laissé sauvage.

Le type d'archéologie pratiqué ici est en lui-même très intéressant : plutôt que de mettre à nu les vestiges en les exposant, le principe de l'archéologie sous la canopée est utilisé. Protégés par la couverture de la jungle, les anciens temples s'offrent à l'imagination des personnes venant les découvrir, et semblent lancer un avertissement au monde moderne : après son heure de gloire, ils sont les dernières preuves de la grandeur d'une civilisation passée.

Parallèlement au parc en lui-même, diverses actions sont menées afin de comprendre et d'analyser les leçons du passé pour les appliquer aux problèmes du présent. Exploring Solutions Past, the Maya Forest Alliance1 est ainsi un projet au sein duquel l'équipe du docteur Anabel Ford travaille en collaboration avec des jardiniers forestiers descendant des mayas pour sauvegarder et perpétrer leurs connaissances ainsi que leur savoir faire. Les populations du Bélize et du Guatemala sont en pleine expansion, les habitations et les vastes champs adaptés à l'agriculture mécanisée grignotant toujours plus sur la jungle.

C'est dans le contexte de ce projet que l'étude présente se situe, le système d'information géographique de la forêt maya ayant pour but d'analyser aussi bien l'environnement passé et la façon de vivre des mayas que l'utilisation actuelle des sols et les projets de développement envisagés pour le futur, afin de répondre à diverses questions :

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